dimanche 24 août 2008

Russie-Géorgie vers l'accalmie

Russie-Géorgie vers l'accalmie

L’Ossétie du sud et l’Abkhazie sont deux régions séparatistes qui comptent sur le soutien de la Russie. La Géorgie, le 7 août avait déclenché une offensive contre la région pro russe séparatiste l’Ossétie du sud. La riposte de l'armée russe était vive et a fait beaucoup de morts.La Russie à exprimé son intention de retirer ses troupes de Géorgie à l’issue du conflit qui inspire des craintes a cause de la dépendance énergétique des pays européens.Sarkozy, le négociateur du cesser le feu au nom de l’Europe déclare que le non-respect de cet accord aurait des conséquences graves pour les relations Russie-UE. Le conflit à fait plus d’un millier de mort dans les rangs des géorgiens et beaucoup de dégâts matériels touchant l’infrastructure du pays.Le ministre Géorgien des affaires étrangères a déclaré à Reuters le 18 août 2008 dans l'aprés midi que " rien ne permet de penser que les forces russes se retirent". " Bien au contraire. Les forces russes étendent leur progression à d'autres régions" a-t-il affirmé le ministre sans donner de plus amples détails.L'alliance atlantique reconnaît implicitement l'existence de division au sein de l'organisation et a demandé le respect du cessez-le-feu, le retrait des forces armées et la mise en place d'un processus de paix international. Les états unis semblent déterminés à adresser des messages de fermeté très forts tant que la Russie n'aura pas retiré ses troupes de Géorgie et ne respectera pas les règles internationales du XXIe siècle et déclarent qu'ils ne peuvent pas faire comme si tout était normal.Les pays de l'Otan sous l'insistance des états unis ont affirmé que la Géorgie avait vocation, comme la Macédoine et l'Ukraine à adhérer un jour à leur organisation ce qui explique la colère de la Russie et son intervention en Géorgie.L'échec de la Géorgie de reprendre le contrôle de l'Ossétie du sud à permis aux russes de dépasser les frontières de la province et de pénétrer dans le territoire de la Géorgie. Les principaux objectifs des pays membres de l'Otan sont de montrer leur soutien à la Géorgie et surtout de s'assurer que la Russie se conforme à l'accord de paix en six points conclu sous la médiation française. Ils affirment aussi que les implications de l'intervention russe en Géorgie sont sérieusement à l'étude.la Russie répond en accusant l'alliance atlantique de secourir un "régime criminel" du président Mikhaïl Saakachvili et affirme que "l'Otan tente de faire "d'un agresseur une victime et de blanchir un régime criminel, de sauver un régime qui se délite et emprunte la voie du réarmement des dirigeants actuels de la Géorgie". La Russie affirme aussi qu'elle n'avait nullement l'intention d'annexer une partie de la Géorgie et que le retrait de ses forces prendrait trois à quatre jours alors que pour les membres de l'Otan, il était évident que la Russie avait violé le droit international aussi bien que les règles du jeu international et que Moscou devait comprendre les conséquences de ses actes.Les géorgiens estiment à deux milliard de dollars la reconstruction des infrastructures endommagés par le conflit avec la Russie et la création d’un fond baptisé Phénix est proposée. L’offensif russe à visé essentiellement des infrastructures militaires notamment le port de Poti, sur la mer noire , une base aérienne proche de Tbilissi et un pont de liaison ferroviaire entre l’est et l’ouest du pays. Les États-Unis ont exprimés leur intention de rééquiper militairement la Géorgie. Tandis que les unités militaires russe continuent leur retrait sans incident, la France et les Etats Unis accusent la Russie de ne pas respecter l’accord de cessez le feu conclu entre les belligérants sous médiation française et appellent les russes à achever leur retrait de Géorgie. Le retrait russe s’est effectivement poursuivi vers les régions séparatistes pro russe d’Ossétie du sud et d’Abkhazie. Les forces russes de maintient de la paix qui sont stationnées depuis le début des années 1990 sont restées cependant en place en plusieurs points stratégiques sur le territoire Géorgiens et hors de l’Ossétie du sud et du territoire de l’Abkhazie. La Russie garde ainsi le contrôle de la route stratégique reliant Tbilissi, la capitale à la mer noire. Elle se réserve aussi le droit d’augmenter en cas de nécessité le nombre de ses soldats de maintien de la paix en Géorgie.

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